Sauvons ASCOVAL et notre industrie

le

ASCOVAL n’en finit plus de mourir. Les employés ont montré qu’ils étaient déterminés à lutter farouchement. Mais pour sauver quoi au juste ?

Agnès Pannier-Runacher, toute nouvelle secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances était venue mardi faire acte de présence lors d’une “réunion de crise”. Elle est repartie aussi vite qu’elle était arrivée. Elle a tout de même livré son sentiment dans le TGV : balayant d’un revers de main la possibilité que cette industrie puisse devenir compétitive, elle n’a en tête que la reconversion des ouvriers. C’est ce qui serait pour elle, “être responsable”. Cette “réunion de crise” a donc surtout servi à calmer les ardeurs et à endormir les consciences. Quant à “aller au fond des choses”, c’est à dire chercher les raisons profondes de cette situation et comment s’y soustraire, visiblement, il n’en a pas été question un instant.

Ne serait-ce pas pourtant ce “qu’être responsable” impose dans cette affaire, notre industrie, fruit du travail acharné de nos aînés et pourvoyeuse des emplois de demain ne le mérite-t-elle pas ?

B. 2 AFP

Ce qui est en jeu va bien au-delà des habituelles reconversions ou départs anticipés en retraite qui seront accordées aux ouvriers. C’est le tissu industriel français qui est en danger et donc l’avenir de nos enfants. Laissons la parole aux ouvriers :

« L’État nous massacre. Avec Vallourec, ils nous mettent dans le trou », soupire Jean-Marc Bailleul, 57 ans. Contrairement à son père et son grand-père, il est persuadé qu’il n’affichera pas quarante-cinq ans de carrière dans cette usine qui est toute sa vie. La plupart des aciéristes sont convaincus que la fin est proche. « Le report, c’est juste reculer pour mieux sauter, lance un de ses collègues. En plus, le 7 [novembre], c’est le jour où Macron, “super menteur” , vient à Maubeuge. Tout ça, c’est du cinéma. »

Non, Jean-Marc, ce n’est pas l’État qui vous massacre. Quant à Macron, à l’image de la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances,  il n’est guère plus qu’un exécutant sans réel pouvoir.

On s’est retrouvés orphelins, lâchés par tous. Or, on a fait preuve de patience et d’un comportement exemplaire. Tous ces grands décideurs sont des rois du poker mais les pions, c’est nous. Savent-ils que l’on est sur une poudrière ?

Outre la colère, légitime, dans cette situation, ce qui frappe particulièrement dans les discours des employés d’Ascoval relayés par la presse, c’est à quel point ils ignorent la responsabilité des traités européens. « Nous avons le sentiment d’être dans le couloir de la mort » affirme ainsi Bruno Kopczynski, porte-parole de l’intersyndicale de l’usine. Dès 2011, François Asselineau rappelait pourtant aux syndicats :

  1. que ces décisions quotidiennes de destruction de l’industrie française résultent de façon fatale des articles 32, 63 et 282 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
  2. que ces articles IMPOSENT à tous les États membres de l’UE de laisser les entreprises se délocaliser vers les États tiers comme l’Inde, la Chine ou le Brésil, et qu’ils organisent aussi le libre-échange général avec ces États tiers.
  3. que ces articles ne laissent donc pas d’autre choix aux dirigeants des grands groupes que de détruire l’emploi en Europe, et cela d’autant plus que leurs actionnaires majoritaires, notamment des fonds de pension anglo-saxons, exigent des taux de rentabilité de leurs investissements sans cesse croissants.
  4. que LA SEULE ET UNIQUE FAÇON D’ARRÊTER AU PLUS VITE CETTE HÉMORRAGIE VITALE DE CE QUI FAIT QUE LA FRANCE EST RICHE, C’EST DE SORTIR AU PLUS VITE ET UNILATÉRALEMENT DE l’UE, PAR APPLICATION DE L’ARTICLE 50 DU T.U.E.

Seulement voilà : la CGT et la CFTC, comme la CFDT, FO et L’UNSA, sont affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et leurs activités sont donc, à ce titre, largement subventionnées par la CES, c’est-à-dire par… la Commission européenne.

En d’autres termes, les principaux syndicats français sont exactement ce que l’on appelait jadis des « SYNDICATS JAUNES ». C’est la raison pour laquelle ils n’émettent que des protestations sans portée, sans remise en perspective, sans explication de ce qui se passe pour de vrai, et sans aucune volonté de changer POUR DE BON le Système qui est en train de détruire la France.

Au moment où les emplois industriels sont plus que jamais menacés les valenciennois ne peuvent plus ignorer l’idée révolutionnaire du FREXIT que l’UPR et François Asselineau portent depuis bientôt 12 ans.

Militantisme sur Valenciennes
Nous continuons d’afficher pour informer sur le FREXIT.

3 commentaires

  1. C EST PAS CE GOUVERNEMENT QUI VA SAUVE TOUS CES EMPLOIS J EN SUIS DESOLEE POUR TOUS CES GENS QUI CE BATTE

    1. Ces gens se battent pour sortir de l’UE, pas contre le gouvernement qui n’a aucun pouvoir sinon celui d’obéir aux traités européens et aux GOPEs. Renseignez-vous un peu.

    2. Fallait pas prendre l’option de la PAC pour les propriétaires terriens agricoles français et laisser partir en Allemagne toute notre sidérurgie etc…

Les commentaires sont clos.